Communiques
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Téléchargez la pétition "Débaptiser les rues de négriers ?" (PDF)
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CommuniquÉ de presse 26 fÉvrier 2010


Dans le cadre de sa campagne africaine pour faire déclarer la traite des noirs crime contre l'humanité, Karfa Diallo, Président de DiversCités a été reçu en audience ce mardi 23 février par le Président du Sénégal Maitre Abdoulaye Wade.

La traite des noirs et l'esclavage c'est l'histoire du Sénégal, de la France, de l'Afrique, de l'humanité, l'histoire des pulsions de vie contre des programmes de mort. C''est l'histoire d'un crime contre l'humanité.

Reconnu par la France en 2001, ce crime orphelin attendait que l'Afrique, terre-mère, s'engage aussi dans ce travail de mémoire à la lumière des deux grands évenements de ce nouveau siècle: l'avenement d'Obama et le seisme d'Haiti.

Ces deux évenements ont réveillé dans la conscience collective la place de l'Afrique et du monde noir dans le monde mais surtout sa contribution à l'édification d'un monde de liberté, de paix et de justice.

La diaspora africaine des Aubiers à Harlem, d'Aulnay sous bois au Bois caiman, de la Redoute à Basse Terre attendait des Etats africains une reconnaissance et une place dans leurs mémoires et leur avenir.

Le 23 aout 2009, DiversCités, fidèle à sa vocation de "travailleur de mémoire" au-delà des frontières, lançait sa campagne africaine pour faire déclarer la traite des noirs crime contre l'humanité.

Dans le cadre de sa campagne africaine pour faire déclarer la traite des noirs crime contre l'humanité, Karfa Diallo, Président de DiversCités a été reçu en audience ce mardi 23 février par le Président du Sénégal Maitre Abdoulaye Wade.

Aprés un tour d'horizon des enjeux majeurs en terme de reconnaissance, d'intégration et de renaissance africaine, le Président sénégalais a félicité DiversCités pour son engagement inlassable pour la mémoire de l'Afrique et s'est engagé à soumettre trés prochainement au Parlement un projet de loi tendant à la reconnaissance de la traite des noirs et de l'esclavage crime contre l'humanité.

Ci-dessous vous trouverez des liens:

Le communiqué du Conseil des Ministres
La depeche de l'AFP
La dépéche de l'agence de presse sénégalais
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CommuniquÉ de presse 9 octobre 2009


« J'appelle négrier, non seulement le capitaine de navire qui vole, achète, enchaîne, encaque et vend des hommes noirs…qui même les jette à la mer pour faire disparaître le corps de délit, mais encore tout individu qui par une coopération directe ou indirecte, est complice de ces crimes. Ainsi, la dénomination de négriers comprend les armateurs, affréteurs, actionnaires, commanditaires, assureurs, colons, planteurs, gérants, capitaines, contremaîtres, et jusqu'au dernier des matelots, participant à ce trafic honteux." L’Abbé Grégoire, Des peines infamantes à infliger aux négriers,

Le 23 août dernier dernier, DiversCités, Fondation Européenne du Mémorial de la traite des noirs, lançait sa campagne nationale « Débaptiser les rues de négriers ? » à l’endroit des principaux ports de la façade atlantique, Bordeaux, Nantes, La Rochelle et Le Havre.

Nos villes abritent des rues et places qui continuent d’honorer des personnalités que se sont illustrées dans l’armement de navires, l’achat, la vente et la mise en esclavage pendant la période du commerce triangulaire.

Il s’agit de s’interroger sur l’héritage urbain d’un commerce florissant qui a fait la fortune des nations européennes. C’est une démarche pédagogique et citoyenne en vue d'une meilleure appropriation urbaine et d'une meilleure intégration sociale et politique. Mais aussi de réparation en tirant les conséquences juridiques et sociales de la qualification de crime contre l'humanité.
Les déplacements à Nantes, à La Rochelle, au Havre mais aussi à Dakar ont été l’occasion de réveiller les municipalités et les citoyens sur la nécessité de réparer l’oubli de cet héritage si embarrassant.

Quand Alain Juppé, dont la ville honore le plus d’armateurs (25 rues), déclare à la presse « c’est absurde…quand va s’arrêter la repentance ? », dévoilant sa conception du travail de mémoire.

A Nantes, à La Rochelle et au Havre nous avons été reçu par des maires et des élus qui se sont engagés à faire évoluer leur signalétique urbaine dans le sens d’un meilleur respect de la mémoire de la traite des noirs.
Un véritable débat relayé par les médias locaux a permis de recueillir une opinion dominante auprès du public et des élus qui va dans le sens de la préservation de cette mémoire par l’apposition de plaques explicatives en bas des rues qui honorent ces armateurs.

Après Nantes, La Rochelle et Le Havre, et avant Marseille et Saint-Malo, DiversCités rend compte des échos de cette campagne et des perspectives d’organisation et de mobilisation qu’elle génère.
De son actualité aussi. Une actualité en termes de désaliénations, de réappropriation, d’affranchissement des attitudes victimaires et de proclamation de la dignité des résistances aux colonisations culturelles et économiques. La diversité ce n’est pas seulement la représentation. C’est d’abord une histoire. Ce sera une mémoire.  Ouverte. En partage. En vigilance. En projets. Par l’initiative d’une Ecole des mémoires mais aussi par celui d’un véritable Mémorial National, lieu vivant et formateur.

Au programme du 7 novembre : Réunion Publique d’Information à 10h au Cinéma Utopia (Bordeaux)- 14h Signature de la Pétition sur la Place Saint Projet

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CommuniquÉ de presse du 20 septembre 2009



Lancée il y a quelques semaines, la campagne nationale « Débaptiser les rues de négriers? » a franchi cette semaine un nouveau palier.

De retour de Nantes, DiversCités tient à informer le public des réactions engendrées par cette pétition qui n’en est qu’à ses débuts.
Au préalable DiversCités rappelle que l’objectif de cette campagne est d’ouvrir le débat sur la signalétique urbaine par respect de la mémoire des victimes et descendants de l’esclavage afin de favoriser l’intégration socio-urbaine.

La première réaction est celle de l’écrivain Patrick Chamoiseau, président d’honneur de la Fondation Européenne du Mémorial de la traite des noirs, qui défend l’idée de débaptiser définitivement ces rues de négriers.

Interrogé par la presse, le Maire de Bordeaux, Alain Juppé, déclare que c’est « absurde…je ne vais m’engager là-dessus….quand s’arrêtera la repentance? ».

Cette déclaration est à l’exacte opposé de celle qui nous est parvenue du Député-Maire de Nantes, Président du Groupe parlementaire du P.S, Mr Jean Marc Ayrault.

Mr Jean Marc Ayrault, dans un courrier de trois pages (lettre jointe) nous exprime respect et reconnaissance et avance des propositions inédites.
Ainsi Nantes s’engage à « mettre en place, autour du Mémorial des abolitions, une signalétique historique sur les principaux lieux emblématiques du passé négrier mais aussi dans les rues qui rappellent par leur nom ce sombre commerce, pour construire ainsi un véritable parcours urbain autour des traces multiples de l’histoire négrière à Nantes. »

Cette réponse audacieuse et argumentée témoigne du statut de pionnier que Nantes conserve et de la compréhension  du nécessaire dialogue entre la société civile et  les élus pour faire avancer nos sociétés.

Plus que jamais DiversCités reste déterminée à militer pour un meilleur respect de la mémoire de ce crime contre l’humanité dans une perspective de réconciliation et de citoyenneté. 

Après les signatures de Nantes (1 000) de ce week end, la campagne poursuit sa route vers La Rochelle (17 octobre) et Le Havre (31 octobre).

Des rencontres avec les associations, les élus et les populations jalonneront ces déplacements et une restitution aura lieu le samedi 7 novembre à 10h au cinéma utopia

Télécharger la réponse de Jean Marc Ayrault, Député-Maire de Nantes, ici

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lettre aux maires



Objet : Campagne Nationale « DÉbaptiser les rues de nÉgriers ? »

Journée Internationale du souvenir de la traite des noirs et des abolitions



Monsieur le Maire,

En choisissant la date du 23 août comme Journée Internationale du souvenir de la traite des noirs, l’UNESCO rend ainsi hommage aux luttes de libération des esclaves contre ce crime contre l’humanité. C’est en effet dans la nuit du 23 août 1791 que les esclaves de St-Domingue firent « le serment du Bois-Caïman » qui donnera naissance à la formidable Révolution haïtienne d’où émergeront la première République noire et la chaîne des abolitions par lesquelles le monde noir retrouvera sa liberté.

Notre pays, pionnier dans le domaine, en déclarant la traite des noirs et l’esclavage « Crime contre l’Humanité », a désormais fait du 10 mai : Journée de commémoration de la traite négrière, de l’esclavage et de leurs abolitions.

Le travail de mémoire, sur cette histoire tragique et si paradoxalement porteuse de prospérité et de dialogue interculturel, est nécessaire pour favoriser l’intégration socio-culturelle dans nos Villes, lutter contre le racisme et développer une conscience de solidarité internationale et de réparation à l’égard des pays anciennement soumis à la traite et à l’esclavage.

Dans cette perspective, une réflexion sur la signalétique urbaine s’avère indispensable.  Nos villes abritent effectivement des rues, avenues, places qui continuent d’honorer des personnalités que se sont illustrées dans l’armement de navires pour effectuer la traite et l’esclavage dans les colonies d’Amérique.

DiversCités, Fondation Européenne du Mémorial de la traite des noirs, lance donc la Campagne « Débaptiser les rues de négriers ? » à l’endroit des quatre villes, ex-ports négriers, au 18ème siècle : Nantes, Bordeaux, la Rochelle et le Havre.

A Bordeaux, nous avons les lieux suivants : rue Baour, Cours Balguerie, Cours Portal, rue Saige, rue David Gradis, rue Gramont, Pl Lainé, rue Colbert, rue de la Béchade, rue Bethman, rue Thérésia Cabarrus, rue Desse, Pl Mareilhac, Cours Journu-Auber, Passage Sarget, Passage Féger, Place Ravezies, rue Daniel Guestier, Place John Lewis Brown, rue Emile Pareire, rue De Kater, Place Johnston, rue Fonfréde, rue Bonnafé,

A Nantes, il s’agit des rues suivantes : rue Grou, rue Leroy, imp Baudoin, Chem Bernier, rue Colbert, rue Berthelot, Av Bourgaud-Ducoudray, Av Guillon, rue Fosse, rue Terrien, Av Millet

A La Rochelle : Avenue Belin, Square Rasteau, rue Fleuriau, rue Admirault, rue Giraudeau,

Au Havre : rue Masurier, rue Begouen,  rue Boulongne, rue Eyrier, rue Lecouvreur, rue Massieu

Cette campagne prendra la forme d’une Pétition qui circulera de ville en ville et d’une sensibilisation des élus et citoyens sur les éléments du paysage urbain liés à la traite, à sa mémoire et aux usages contemporains.

Notre démarche, faut il le rappeler, ne vise nullement à culpabiliser ou diaboliser une quelconque municipalité ou famille. Il s’agit d’une initiative de justice et d’égalité urbaine. Mais aussi de tirer les conséquences juridiques, économiques et sociales de la qualification de « crime contre l’humanité » qui a été apposée sur ce commerce jadis si florissant.


Dans l’espoir d’une suite favorable, veuillez recevoir Monsieur le Maire, toute ma considération.

Karfa Diallo
President DiversCités
Slave Trade Memorial European Foundation


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CommuniquÉ du 17 aoÛt 2009

23 Août campagne nationale



« Vivre libre ou mourir », c’est par ce serment que des esclaves réunis au Bois Caïman à St-Domingue (Haïti) préparèrent l’insurrection réussie de la nuit du 22 au 23 août 1791.

Cet évènement planétaire sans précédent dans l’histoire universelle constitua la genèse de la nation Haïtienne, première république noire, mais aussi marqua le début de la chaîne des abolitions de l’esclavage du 19ème siècle. Cette insurrection ébranla de façon radicale et irréversible le système esclavagiste. Le 23 août est donc devenu, à partir de ces faits de résistance et de libération, sous l’égide de l’UNESCO, Journée Internationale du souvenir de la traite négrière et de son abolition rendant ainsi hommage au combat inlassable des esclaves pour leur libération.

 

En France, depuis la loi Taubira classant la traite et l’esclavage comme crime contre l’humanité, la date de commémoration se situe le 10 mai. Il nous paraît important, sans renier les actions nécessaires le 10 mai, de proposer aux associations oeuvrant sur cette thématique de réaliser une action symbolique le 23 août dans chaque ville « historiquement » liée à la traite et en particulier tous nos ports de la façade Atlantique.

Bordeaux vient, depuis le 10 mai 2009, de consacrer 4 salles permanentes au musée d’Aquitaine sur la traite et l’esclavage. Après plus de 10 ans de combat acharné pour que Bordeaux s’empare de cette page de son histoire, notre association s’est félicitée de cette réalisation. Ce premier pas significatif doit être relayé par les citoyens eux-mêmes dans chacune de nos villes.


23 AOUT CAMPAGNE NATIONALE « DÉBAPTISER LES RUES DE NÉGRIERS ? »

A l’occasion de la Journée Internationale du souvenir de la traite des noirs cette campagne se matérialisera par une Lettre au Chef de l’Etat, aux maires des ports négriers, aux élu(e)s ainsi que par une Pétition qui sera proposée aux citoyens.
Nous proposons une réflexion commune et générale sur les noms de rues qui existent encore de nos jours et qui « honorent » souvent armateurs, capitaines de navires et financiers s’étant enrichis dans ce commerce florissant devenu « crime contre l’humanité ».


Faut-il débaptiser ces rues ? ou faut-il y adjoindre une plaque explicative  ? ou  autre proposition ?

A Bordeaux, on peut citer les quelques rues honorant armateurs, hommes politiques :



Rue Pierre Baour, Cours Balguerie-Stuttenberg, Rue Saige, Rue David Gradis, Place Lainé, Rue Colbert, Cours Journu Auber, Place Mareilhac, Place Ravezies, Passage Féger, Passage Sarget, Rue Gramont, Rue Emile Pereire, Rue de Kater, Place John Lewis Brown, Rue Daniel Guestier, Rue Wustenberg, Rue de Bethmann, Rue de la Béchade, Rue Thérésia Cabarrus, Place Johnston, Rue Fonfréde, Rue Bonnafé, Rue Desse, Cours Portal.

Nous pensons qu’une réflexion sur le sujet pourrait déboucher sur une action commune: nous pourrions enclencher un mouvement de grande ampleur qui aurait un impact fort vis-à-vis de la population et aussi des élus concernés. Nos associations citoyennes doivent rester des vecteurs de propositions et d’actions qui relayent voire enclenchent des réflexions ou actions des édiles locaux et nationaux.

Bien évidemment 2009 ne serait que l’année de début de cette réflexion, mais pourquoi n’arriverions nous pas à faire dès 2010, cette journée d’anniversaire symbolique dans chacune de nos villes ? Relayée médiatiquement de façon décentralisée cette initiative pourrait faire résonance et enclencher un mouvement plus large dans nos villes.

Merci de votre réaction et n’hésitez pas : toute proposition sera une pierre à l’action de mémoire vigilante qui sous tend notre engagement commun.

L'Equipe de DiversCités

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Commémoration nationale de la traite des noirs du 10 mai 2009


Bordeaux ville officielle de la commémoration de la traite des noirs et de l’esclavage le 10 Mai prochain.
A cette occasion des salles 18ème siècle liées à ce crime contre l’humanité vont être inaugurées au Musée d’Aquitaine.
DiversCités qui n’a cessé d’œuvrer depuis plus de 10 ans pour cette reconnaissance ne peut que se féliciter qu’enfin cette action citoyenne soit prise en compte et reconnue à sa juste valeur.
Après la pose de la plaque officielle sur les quais de Bordeaux, l’ouverture de ces salles constituent donc un pas significatif et positif envers ce besoin de reconnaissance et cette nécessité de mémoire et de vulgarisation de ce passé de notre ville.
Ainsi la légitimité de notre action, de nos propositions relayées par tous ceux qui souhaitent ne pas oublier mais au contraire partir de cette réalité pour s’en saisir et appeler les jeunes générations à apprendre, réfléchir et se nourrir de son histoire pour mieux impacter positivement son présent et son devenir.
Cette commémoration du 10 Mai prochain  s’inscrit donc dans le processus continu mais indéfectible qui permettra, nous en sommes persuadés, d’aboutir à la mise en œuvre de la proposition du rapport Tillinac remis à la Mairie : l’édification d’un Mémorial de la traite des noirs : lieu de présentation historique lié à cette tragédie, lieu de rassemblement des archives existantes et actuellement  éparpillées, lieu de recherche universitaire, lieu de réflexions, d’animations et de débats.
DiversCités considère que le 10 Mai prochain sera en quelque sorte la pose de la première pierre de ce futur Mémorial et nous nous en félicitons.
 
Pour toutes ces raisons notre Association s’est logiquement intégré dans le programme officiel et  les manifestations qui se dérouleront autour du 10 Mai prochain.
Nous appelons donc tous les Bordelais et Bordelaises et au-delà, à venir participer à ces animations autour du 11ème Mémorial de la traite des noirs et de l’esclavage.


Karfa Diallo
President DiversCités
Slave Trade Memorial European Foundation



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