Communiques
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Téléchargez la pétition "Débaptiser les rues de négriers ?" (PDF)
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CommuniquÉ de Presse 4 mai 2010


Plaidoyer européen pour déclarer la traite des noirs crime contre l'humanité

Le 10 mai 2001 la France votait la loi TAUBIRA déclarant la Traite des Noirs et l’Esclavage.
Neuf ans après une Nation Africaine relève le défi politique de la plus massive et plus durable déportation de l’histoire de la modernité: le Sénégal a voté une loi criminalisant ce système de d’exploitation. Relançant la question de l’héritage de cette tragédie qui a changé le visage du monde.
L’Espagne, la Hollande, le Danemark mais surtout le Portugal et l’Angleterre, États esclavagistes du 18ème siècle ont construit leur développement sur la capture, la vente et l’asservissement de dizaines de millions de personnes pendant quatre longs siècles. L’essor de l’Europe est incompréhensible sans cette migration d’une ampleur sans précédent et sans l’apport de cette main-d’œuvre gratuite et inépuisable dont nombre de descendants sont aujourd’hui européens.
Cependant, malgré ces quatre siècles d'esclavage et ces dizaines de millions de victimes, cette tragédie inouïe dans l'histoire de l'humanité reste la période la moins étudiée des historiens européens et la moins enseignée aux jeunes générations. De Liverpool à Bordeaux, de Lisbonne à Séville, d’Amsterdam au Brandebourg, les citoyens européens de toutes origines ont besoin de la reconnaissance juridique de cette tragédie.
Pour sortir de l’amnésie européenne, pour combattre le racisme, pour promouvoir une vraie citoyenneté, pour débaptiser les rues qui honorent les armateurs, pour rentrer dans le travail pédagogique de mémoire,
DiversCités, la Fondation Européenne du Mémorial de la Traite des Noirs, lance une Campagne européenne pour déclarer la Traite des Noirs Crime contre l’Humanité auprès des Chefs d’États du Portugal, de la Hollande, de l’Espagne, du Danemark et de l’Angleterre.

CONFERENCE DE PRESSE
Lundi 10 mai à 16h 30
PALAIS DU LUXEMBOURG
Salle Vaugirard 26 rue de Vaugirard  75006 Paris (Métro Odéon)
Avec
Louis Sala-Molins, Universitaire, auteur du « Code noir’
John W Franklin, Historien, Chargé des partenariats  du Musée Afro-américain de Washington
Karfa Diallo, Président de DiversCités
Alain Anziani, Sénateur

 

12ème MEMORIAL DE LA TRAITE DES NOIRS A BORDEAUX « HAITI CHERIE »
8 et 10 mai

Les 8 et 10 mai 2010 se tiendra à Bordeaux le 12ème Mémorial de la Traite des Noirs. Les événements survenus à Haïti en début d'année n'ont laissé insensible aucun coeur, aucune conscience. Près de 200 000 âmes ont succombé au trépignement de cette terre coléreuse. Nous nous devons de saluer le courage de ces hommes, femmes et enfants en exprimant et témoignant au peuple haïtien notre soutien intarissable.
Ce Mémorial rendra donc hommage à Haïti à jamais rempli de cette force et de ces luttes qui ont jalonné son histoire. 
Ainsi, les journées du 8 et 10 mai seront l'occasion de venir célébrer  cette grande Haïti chérie et dans le cadre du 50ème anniversaire des Indépendances africaines, de rappeler combien elle fut l'inspiratrice et initiatrice de ce mouvement légitime et universel qui mène les peuples à la liberté et à l'autodétermination.
Cette manifestation est donc une invitation qui souhaite rassembler tous les amis d'Haïti, et au-delà tous les gens de mémoire, citoyens désireux de vivre un moment de partage.

PARCOURS-MEMOIRE le Samedi 8 mai à 19h 30 (Départ Palais de Justice).
Ce parcours est un rituel citoyen qui nous transporte vers les traces du passé négrier de la ville et qui souhaite ainsi raviver le souvenir de ces millions d'hommes, femmes et enfants victimes de la traite négrière. Une Retraite aux Flambeaux illuminera ce défilé pour rappeler les lumières encore présentes dans nos coeurs. Ce rassemblement se terminera par un CONCERT (Tubaab X, Carlton Rara, Kaskad Band) sur l’Esplanade de la Colonne des Girondins (Place des Quinconces)

CEREMONIE CITOYENNE ET POPULAIRE. Lundi 10 mai à 10h 30 à laquelle nous convions les élus et citoyens sur les Quais des Chartrons en face de la Cité Mondiale.

Pour ne pas oublier ce passé et l'inscrire dans la mémoire collective dans le but de mieux le dépasser, l'association Diverscités milite depuis bientôt 12 ans sur cette question universelle. Par le biais de manifestations pour l'éveil des mémoires, DiversCités entend libérer cette conscience collective trop souvent enfermée dans des espaces restreints et opaques. Par la parole, le dialogue, la sensibilité, la créativité, l'amour, la paix, nous souhaitons nombreux ceux qui participeront à une expression plus large et interactive de cette mémoire collective.

Soutenue par de nombreux partenaires (Collectif Antilles Consciences CAC 97, Swing Time et l’Espwaka) cette manifestation rassemblera les citoyens bordelais autour d'artistes, d'auteurs, de personnalités (Yves Simone, Anne Safore, Cheikh Sow et Anne Dubois-Krémer) qui ponctueront les différentes étapes du parcours mémoire par des textes et des témoignages lus en Hommage à Haiti.

Une urne sera mise à disposition afin de récolter des fonds versés au CASH (Collectif Aquitaine Séisme Haiti).

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CommuniquÉ du 28 avril 2010

Le Sénat sénégalais vient de ratifier ce 27 avril la loi N° 10/2010 portant déclaration de la Traite des noirs et de l’Esclavage Crimes contre l’Humanité.
Cette décision survient quatre mois après le lancement de notre Campagne Africaine pour déclarer la Traite des Noirs Crime contre l’Humanité et suite à l’audience que le Président Abdoulaye Wade nous a accordé le 23 février 2010.
Il était temps que l’Afrique décide, par un acte emblématique, d’en appeler à la conscience du monde. C’est le sens de cette loi. Elle est tardive, au regard de l’importance de la Traite Négrière et de l’Esclavage, aussi bien pour les questions qu’elle pose à l’Humanité sur elle-même, ses démons et son éthique que pour l’influence qu’elle a eue sur la configuration actuelle du monde. Tardive mais bienvenue.
Le Sénégal s’honore en étant la première République noire à s’incliner devant la mémoire des millions de victimes et des descendants de ce crime horrible. C’est sa grandeur.
Cette loi va ainsi participer à rétablir les civilisations dans leur dignité et à reconnaître, apprécier et réparer les dommages causés. Les Etats descendants de la Traite Négrière et de l’Esclavage ont leur rôle à jouer. Ce ne peut être dans la complainte. L’unique chemin est celui de la dignité, de l’exigence, de la justice, de la fierté et de la fraternité.
Cette loi laissera une marque indélébile. Elle va désormais autoriser les initiatives pédagogiques, économiques, culturelles mais aussi déverrouiller les mentalités, décomplexer les victimes et ouvrir la voie à la réconciliation, au dialogue et au partage.
A l’occasion de 5ème Commémoration nationale de la Traite des Noirs en France, DiversCités va lancer le 10 mai prochain au Sénat un Plaidoyer en direction des principaux Etats esclavagistes d’Europe. L’Angleterre, la Hollande, le Portugal, l’Espagne et le Danemark n’ont toujours pas reconnu ce Crime contre l’Humanité.

Karfa Diallo
President DiversCités


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Loi dÉclarant l’esclavage et la traite nÉgriÈre, crimes contre l’HumanitÉ
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Le Sénat, après en avoir délibéré, a adopté, en sa séance du mardi 27 avril 2010, la loi dont la teneur suit :

Article premier :
La République du Sénégal déclare solennellement que l’esclavage et la traite négrière, sous toutes leurs formes, constituent un crime contre l’Humanité.

Article 2 :
La présente déclaration solennelle sera commémorée chaque année sur toute l’étendue du territoire national, le 27 avril, correspondant à la date de l’abolition de la traite négrière dans les colonies françaises, le 27 avril 1848, à l’initiative de Victor Schœlcher.

Article 3 :
Les programmes scolaires devront, notamment, dans les cours d’histoire, inclure cette question et lui réserver suffisamment de place pour que nos enfants comprennent bien ce qui s’est passé et les conséquences de la traite négrière sur l’évolution de l’Afrique.

     Dakar, le 27 avril 2010
Le Président de Séance
Kansoumbaly NDIAYE


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Rapport de loi

Monsieur le Président,
Monsieur le Ministre d’Etat,
Monsieur le Ministre,
Chers Collègues.
La Commission des Lois, de la Décentralisation, du Travail et des Droits humains s’est réunie le lundi 26 avril 2010, sous la présidence de Monsieur Samba DIOP, Président de ladite Commission, à l’effet d’examiner le Projet de loi N° 10/2010 déclarant l’esclavage et la traite nègrière, crimes contre l’Humanité.

Le Gouvernement était représenté par Maître El Hadj Amadou SALL, Ministre d’Etat, Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, entouré de ses proches collaborateurs, ainsi que le représentant du Ministère des Affaires sociales et des Relations avec les Institutions.

Ouvrant la séance, Monsieur le Président a souhaité la bienvenue à Monsieur le Ministre d’Etat et à ses collaborateurs avant de lui donner la parole pour la présentation de l’exposé des motifs du présent Projet de loi.

Prenant la parole, Monsieur le Ministre d’Etat a adressé ses remerciements à Monsieur le Président et à l’ensemble des commissaires.

Dans son exposé, il dira qu’il est, aujourd’hui, scientifiquement établi que l’Afrique est le berceau de l’humanité et que c’est, sur son sol, que les premières formations humaines se sont constituées, donnant naissance, au fil des siècles, à des formes d’organisation et de gouvernement, dont les séquences successives ont été exhumées par les témoignages des auteurs grecs (Hérodote, Diodore de Sicile, par exemple), d’une part, et par les travaux importants que des chercheurs de plusieurs nationalités ont eu à mener, systématiquement depuis le 18e siècle, au moins (Comte de Volney, Edward Blyden, Mortillet, Maurice Delafosse, Cheikh Anta Diop, Runoko Rashidi, etc.) sans compter les preuves apportées par les fouilles archéologiques et les possibilités nouvelles offertes par les tests ADN, d’autre part.

Les recherches menées par les mouvements pan noirs, celles conduites par des Savants tels que John Glover Jackson, le Chancelier Williams, Edouard H. Johnson, George W. Williams, Rufus L. Perry, Pauline E. Hopkins, etc., ont largement prouvé le rôle positif que les peuples noirs ont joué dans les plus anciennes civilisations, où la métallurgie du fer était attestée, depuis 3850 avant Jésus-Christ.

Il en fut ainsi jusqu’au 15e siècle. En portent témoignage, la civilisation de Nubie, celle de Méroé, l’Egypte pharaonique, Axoum, celle de Nok, ou du Zimbabwe, ainsi que des empires du Soudan nigérien (Ghana, Mali, Sonrhaï).

Malheureusement, cet élan civilisationnel, grâce auquel, l’Afrique n’avait, non seulement, rien à envier aux civilisations des autres continents, mais pouvait, même, se prévaloir d’une certaine avance sur elles, va être brutalement et durablement, stoppé par la traite nègrière transatlantique, par la traite dans l’Océan Indien, ainsi que par l’esclavage, qui vont déverser, dans les Amériques, les Caraïbes, l’Océan Indien, en Europe et en Asie, des populations provenant d’Afrique, de Madagascar et des pays de l’Océan Indien, pendant quatre longs et douloureux siècles, s’étendant du 15e au 19e siècle.

Les conséquences de cette saignée humaine ont, fondamentalement, changé l’ordre économique mondial préexistant, à partir du 16e siècle.

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Communication au Colloque de la Renaissance Africaine du 3 avril

Pourquoi déclarer la Traite des Noirs et l’Esclavage Crimes contre l’Humanité ?

Jesse Jackson
Lors des cérémonies marquant le Cinquantenaire de l’Indépendance du Sénégal et de l’Inaugurationdu
Monument de la Renaissance Africaine, une forte délégation noire américaine était présente à Dakar
les 3 et 4 avril 2010. Conduite par le Révérend Jesse Jackson, compagnon de Malcolm X et de Martin
Luther King, elle était notamment composée du Président de la NAACP le Dr Benjamin Todd Jealous.

par Karfa Diallo, Président de DiversCités, la Fondation du Mémorial de la Traite des Noirs.

Communication au Colloque sur la Renaissance Africaine du 3 avril 2010 dans le cadre de l’Inauguration du Monument de la Renaissance Africaine et du Cinquantenaire de l’Indépendance du Sénégal.

Monsieur le Président de la République du Sénégal,
Monsieur le Président de l’Union Africaine,
Mesdames et Messieurs les Chefs d’Etats,
Honorables conférenciers,

C’est pour moi un immense honneur que de m’adresser à vous dans le cadre de ce Colloque sur la Renaissance Africaine, en tant que Président de la Fondation du Mémorial de la Traite des Noirs. Honneur redoutable, s’il en est, puisque après les éclairantes communications de vos Excellences et après les brillantes interventions des Professeurs d’Universités, il est difficile pour un jeune intellectuel africain de faire preuve d’originalité.

Je me permettrais donc de m’exprimer en tant que modeste militant, militant de la mémoire de l’Afrique, en contact direct avec la jeune génération déterminée à assumer sa part de l’héritage de combat. Et je vous raconterais l’histoire d’un jeune africain qui débarque dans un ancien Port négrier, Bordeaux, et qui s’engage corps et âme pour briser l’oubli qui entoure la plus grande tragédie de l’histoire contemporaine.

La Traite des Noirs et l’Esclavage furent, par leur durée, leur ampleur et leurs conséquences, une des tragédies les plus catastrophiques de l’histoire de notre modernité. Cette saignée affligea tout un continent. Une tâche dégradant l’humanité, car ce fut un crime contre l’homme. Freinant le développement des sociétés africaines, ce trafic fit du noir une marchandise exposée, vendue, mutilée et asservie de l’Afrique vers le Moyen-Orient et les Amériques essentiellement. Orientale et occidentale, ce commerce fut aussi honteux pour bien des royaumes africains ayant répondu à la demande de main d’œuvre d’une économie fondée sur le postulat hobbesien que l’homme est un loup pour l’homme.
Et aujourd’hui encore la mémoire de bien des africains bégaie car cette terre meurtrie porte encore des esclaves sur son sol. Des enfants notamment sont vendus au Niger, en Mauritanie, au Soudan et ailleurs.
Aucune analyse de la situation de l’Afrique et de sa diaspora ne peut être crédible sans une claire lumière des conséquences de ce trafic. L’appauvrissement durable du continent africain et des Caraïbes, le racisme et la discrimination sont les manifestations les plus malheureuses qui nous sont exposées partout où nous prenons notre envol ou nous nous enracinons.

La France, par décision de son Parlement et du Président Jacques Chirac a fait de la traite et de l’esclavage crime contre l’humanité et du 10 mai date officielle de commémoration. L’Unesco a elle retenu le 23 août comme Journée Internationale de commémoration de la traite des noirs. Cette date magnifie l’œuvre de résistance des noirs de Saint-Domingue qui instaurèrent la première République noire et furent les inspirateurs des mouvements des droits civiques aux USA et ceux des Indépendances africaines.

Néanmoins la traite des noirs et l’esclavage semblent bannis de la mémoire de l’humanité. Celle de l’Afrique y compris. Pourtant le besoin de reconnaissance est grand tant le traumatisme est vivace. Il s’agit d’une action de réparation. Un nécessaire travail de mémoire dont l’Afrique ne peut être absente. Fruit de cette histoire, sa diaspora ne peut plus s’accommoder de l’oubli du crime originel qui la taraude et dont ses nuits sont hantées et son devenir compromis. Nous venons vous proposer respectueusement proposer aux Etats Africains de rentrer dans ce nécessaire travail de mémoire en inscrivant dans leur droit le souvenir de cette tragédie. Les États africains depuis leurs origines se sont fixés comme objectif l’unité de l’Afrique et de sa diaspora par l’intégration économique et la renaissance africaine.
L’audience accordée par le Président Wade suivie par le vote ce 23 mars par le Parlement sénégalais d’une loi déclarant la traite des noirs crime contre l’humanité constitue une initiative d’une portée historique sans précédent dans l’histoire des peuples africains et dans l’histoire du droit international. L’État sénégalais est ainsi le second État au monde, après la France, à faire de la traite des noirs un crime contre l’humanité. Placée dans le cadre du cinquantenaire des indépendances africaines cette déclaration des Parlements serait tout à fait conforme aux politiques d’intégration et de défense de l’identité noire des États Africains. Cela consacrerait ainsi le rendez vous des fils d’Afrique et de sa diaspora, une nécessaire réconciliation, une impérieuse vigilance et un commun devenir. Ce serait donc un manifeste de commémoration de la mémoire des victimes mais aussi des résistants à cette funeste tragédie. Car pour nous, Excellences, la Renaissance Africaine est une exaltation des capacités extraordinaires des peuples africains qui, malgré le joug auquel l’histoire les a soumis, ont inventé des mondes, des civilisations, des cultures et des techniques qui ont changé le monde. Cette déclaration servirait aussi de dénonciation de cet usage inhumain, l’esclavage, qui subsiste encore dans certaines régions du monde, qui dégrade l’homme faisant de lui une bête de somme, un objet sexuel, un déduit, un moins que rien. Parce que la traite des noirs n’est pas un accident de l’histoire. Parce que c’est un drame qui a été prémédité, justifié et codifié, il a installé dans la conscience collective la trace profonde d’un racisme historique, racisme tenace fait de complexes de supériorité et d’infériorité. Cette déclaration aurait ainsi d’abord pour intérêt la lutte contre le racisme et les discriminations. L’ouverture de la question des réparations sous des formes de bourses pour les jeunes, entre autres. La promotion d’un tourisme de mémoire dans les pays africains abritant des sites. L’insertion dans les programmes scolaires des pays africains.

Notre défi, Excellences, honorables conférenciers, est de réhabiliter nos ancêtres dans l’humanité. Par leur contribution à un monde de métissage et de progrès des droits humains. Par là nous rétablirons ceux qui subissent encore ce joug.
Par la pédagogie, par l’éducation nous pourrons former une génération plus consciente et mobilisée à faire repousser la haine, le racisme et la barbarie. Car s’il est vital d’en parler au passé, il est tout aussi urgent de s’en référer au présent. Le moment est venu de raconter à nos enfants l’histoire de ces frères que la tragédie a éloigné et qui pourtant ont été si importants dans notre libération. Le temps est venu de déconstruire le racisme encore présent par la mise en valeur des abolitionnistes qui se élevés en Europe contre cette ignominie. L’heure est venue pour les jeunes de connaître leur histoire, de ne pas en avoir seulement une connaissance livresque mais de le vivre aux travers de moments de communion à l’échelle de tout le continent. Et c’est l’Afrique dans sa diversité, anglophone et francophone, ensemble, noirs, arabes, blancs, jaunes, femmes et hommes de compassion et de combat que nous y arriverons. Cette décision honorerait l’Afrique. Elle est gorgée d’espoir telle une mangue. De ses ailes s’ouvriraient tant de perspectives.

Et, l’Ancêtre nous dirait : « Il nous faudra avoir la patience de reprendre l’ouvrage, la force de refaire ce qui a été défait ; la force d’inventer au lieu de suivre ; la force d’inventer notre route et de la débarrasser des formes toutes faites, des formes pétrifiées qui l’obstruent… » Aimé Césaire.

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COMMUNIQUÉ Dakar 28 fÉvrier 2010

Cinquantenaire des Indépendances Africaines
Année de l’Afrique en France
12ème Mémorial de la traite des noirs



Suite à l’audience que le Chef de l’Etat sénégalais, Maitre Abdoulaye Wade, a accordé à Monsieur Karfa Diallo, Président de DiversCités, le Conseil des ministres sénégalais du 25 février a annoncé le dépôt d'un projet de loi déclarant la traite des noirs et l'esclavage crime contre l'humanité.

La traite des noirs et l'esclavage c'est l'histoire du Sénégal, de la France, de l'Afrique, de l'humanité, l'histoire des pulsions de vie contre des programmes de mort. C''est l'histoire d'un crime contre l'humanité.
Reconnu par la France en 2001, ce crime orphelin attendait que l'Afrique, terre-mère, s'engage aussi dans ce travail de mémoire à la lumière des deux grands évenements de ce nouveau siècle: l'avènement d'Obama et le séisme d'Haiti.
Ces deux événements ont, en effet, réveillé dans la conscience collective la place de l'Afrique et du monde noir dans le monde mais surtout sa contribution à l'édification d'un monde de liberté, de paix et de justice.

La diaspora africaine des Aubiers à Harlem, d'Aulnay sous bois au Bois caiman, de la Redoute à Basse Terre attendait des Etats africains une reconnaissance et une place dans leurs mémoires et leur avenir.

Le 23 août 2009, DiversCités, fidèle à sa vocation de "travailleur de mémoire" au-delà des frontières, lançait sa campagne africaine pour faire déclarer la traite des noirs crime contre l'humanité.
Dans le cadre de sa campagne africaine pour faire déclarer la traite des noirs crime contre l'humanité, Karfa Diallo, Président de DiversCités a été reçu en audience ce mardi 23 février par le Président du Sénégal Maitre Abdoulaye Wade.

Le Sénégal, nation à l’avant-garde du progrès démocratique en Afrique, redonnerait éclat et prestige à son image aux yeux du monde en étant la première République noire à s’incliner devant la mémoire des victimes et des descendants de ce crime.
Après un tour d'horizon des enjeux majeurs en terme de reconnaissance, d'intégration et de renaissance africaine, le Président sénégalais a félicité DiversCités pour son engagement inlassable pour la mémoire de l'Afrique et s'est engagé à soumettre très prochainement au Parlement un projet de loi tendant à la reconnaissance de la traite des noirs et de l'esclavage crime contre l'humanité.
Cette première déclaration servira d’exemple aux autres pays africains auxquels DiversCités va s’adresser afin de faire du Cinquantenaire des indépendances africaines le rendez vous de la mémoire africaine et de sa diaspora. Ouvrir enfin ce chapitre incontournable pour appréhender la mondialisation et ses conséquences et aborder la question des réparations.


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CommuniquÉ de presse 26 fÉvrier 2010


Dans le cadre de sa campagne africaine pour faire déclarer la traite des noirs crime contre l'humanité, Karfa Diallo, Président de DiversCités a été reçu en audience ce mardi 23 février par le Président du Sénégal Maitre Abdoulaye Wade.

La traite des noirs et l'esclavage c'est l'histoire du Sénégal, de la France, de l'Afrique, de l'humanité, l'histoire des pulsions de vie contre des programmes de mort. C''est l'histoire d'un crime contre l'humanité.

Reconnu par la France en 2001, ce crime orphelin attendait que l'Afrique, terre-mère, s'engage aussi dans ce travail de mémoire à la lumière des deux grands évenements de ce nouveau siècle: l'avenement d'Obama et le seisme d'Haiti.

Ces deux évenements ont réveillé dans la conscience collective la place de l'Afrique et du monde noir dans le monde mais surtout sa contribution à l'édification d'un monde de liberté, de paix et de justice.

La diaspora africaine des Aubiers à Harlem, d'Aulnay sous bois au Bois caiman, de la Redoute à Basse Terre attendait des Etats africains une reconnaissance et une place dans leurs mémoires et leur avenir.

Le 23 aout 2009, DiversCités, fidèle à sa vocation de "travailleur de mémoire" au-delà des frontières, lançait sa campagne africaine pour faire déclarer la traite des noirs crime contre l'humanité.

Dans le cadre de sa campagne africaine pour faire déclarer la traite des noirs crime contre l'humanité, Karfa Diallo, Président de DiversCités a été reçu en audience ce mardi 23 février par le Président du Sénégal Maitre Abdoulaye Wade.

Aprés un tour d'horizon des enjeux majeurs en terme de reconnaissance, d'intégration et de renaissance africaine, le Président sénégalais a félicité DiversCités pour son engagement inlassable pour la mémoire de l'Afrique et s'est engagé à soumettre trés prochainement au Parlement un projet de loi tendant à la reconnaissance de la traite des noirs et de l'esclavage crime contre l'humanité.

Ci-dessous vous trouverez des liens:

Le communiqué du Conseil des Ministres
La depeche de l'AFP
La dépéche de l'agence de presse sénégalais
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CommuniquÉ de presse 9 octobre 2009


« J'appelle négrier, non seulement le capitaine de navire qui vole, achète, enchaîne, encaque et vend des hommes noirs…qui même les jette à la mer pour faire disparaître le corps de délit, mais encore tout individu qui par une coopération directe ou indirecte, est complice de ces crimes. Ainsi, la dénomination de négriers comprend les armateurs, affréteurs, actionnaires, commanditaires, assureurs, colons, planteurs, gérants, capitaines, contremaîtres, et jusqu'au dernier des matelots, participant à ce trafic honteux." L’Abbé Grégoire, Des peines infamantes à infliger aux négriers,

Le 23 août dernier dernier, DiversCités, Fondation Européenne du Mémorial de la traite des noirs, lançait sa campagne nationale « Débaptiser les rues de négriers ? » à l’endroit des principaux ports de la façade atlantique, Bordeaux, Nantes, La Rochelle et Le Havre.

Nos villes abritent des rues et places qui continuent d’honorer des personnalités que se sont illustrées dans l’armement de navires, l’achat, la vente et la mise en esclavage pendant la période du commerce triangulaire.

Il s’agit de s’interroger sur l’héritage urbain d’un commerce florissant qui a fait la fortune des nations européennes. C’est une démarche pédagogique et citoyenne en vue d'une meilleure appropriation urbaine et d'une meilleure intégration sociale et politique. Mais aussi de réparation en tirant les conséquences juridiques et sociales de la qualification de crime contre l'humanité.
Les déplacements à Nantes, à La Rochelle, au Havre mais aussi à Dakar ont été l’occasion de réveiller les municipalités et les citoyens sur la nécessité de réparer l’oubli de cet héritage si embarrassant.

Quand Alain Juppé, dont la ville honore le plus d’armateurs (25 rues), déclare à la presse « c’est absurde…quand va s’arrêter la repentance ? », dévoilant sa conception du travail de mémoire.

A Nantes, à La Rochelle et au Havre nous avons été reçu par des maires et des élus qui se sont engagés à faire évoluer leur signalétique urbaine dans le sens d’un meilleur respect de la mémoire de la traite des noirs.
Un véritable débat relayé par les médias locaux a permis de recueillir une opinion dominante auprès du public et des élus qui va dans le sens de la préservation de cette mémoire par l’apposition de plaques explicatives en bas des rues qui honorent ces armateurs.

Après Nantes, La Rochelle et Le Havre, et avant Marseille et Saint-Malo, DiversCités rend compte des échos de cette campagne et des perspectives d’organisation et de mobilisation qu’elle génère.
De son actualité aussi. Une actualité en termes de désaliénations, de réappropriation, d’affranchissement des attitudes victimaires et de proclamation de la dignité des résistances aux colonisations culturelles et économiques. La diversité ce n’est pas seulement la représentation. C’est d’abord une histoire. Ce sera une mémoire.  Ouverte. En partage. En vigilance. En projets. Par l’initiative d’une Ecole des mémoires mais aussi par celui d’un véritable Mémorial National, lieu vivant et formateur.

Au programme du 7 novembre : Réunion Publique d’Information à 10h au Cinéma Utopia (Bordeaux)- 14h Signature de la Pétition sur la Place Saint Projet

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CommuniquÉ de presse du 20 septembre 2009



Lancée il y a quelques semaines, la campagne nationale « Débaptiser les rues de négriers? » a franchi cette semaine un nouveau palier.

De retour de Nantes, DiversCités tient à informer le public des réactions engendrées par cette pétition qui n’en est qu’à ses débuts.
Au préalable DiversCités rappelle que l’objectif de cette campagne est d’ouvrir le débat sur la signalétique urbaine par respect de la mémoire des victimes et descendants de l’esclavage afin de favoriser l’intégration socio-urbaine.

La première réaction est celle de l’écrivain Patrick Chamoiseau, président d’honneur de la Fondation Européenne du Mémorial de la traite des noirs, qui défend l’idée de débaptiser définitivement ces rues de négriers.

Interrogé par la presse, le Maire de Bordeaux, Alain Juppé, déclare que c’est « absurde…je ne vais m’engager là-dessus….quand s’arrêtera la repentance? ».

Cette déclaration est à l’exacte opposé de celle qui nous est parvenue du Député-Maire de Nantes, Président du Groupe parlementaire du P.S, Mr Jean Marc Ayrault.

Mr Jean Marc Ayrault, dans un courrier de trois pages (lettre jointe) nous exprime respect et reconnaissance et avance des propositions inédites.
Ainsi Nantes s’engage à « mettre en place, autour du Mémorial des abolitions, une signalétique historique sur les principaux lieux emblématiques du passé négrier mais aussi dans les rues qui rappellent par leur nom ce sombre commerce, pour construire ainsi un véritable parcours urbain autour des traces multiples de l’histoire négrière à Nantes. »

Cette réponse audacieuse et argumentée témoigne du statut de pionnier que Nantes conserve et de la compréhension  du nécessaire dialogue entre la société civile et  les élus pour faire avancer nos sociétés.

Plus que jamais DiversCités reste déterminée à militer pour un meilleur respect de la mémoire de ce crime contre l’humanité dans une perspective de réconciliation et de citoyenneté. 

Après les signatures de Nantes (1 000) de ce week end, la campagne poursuit sa route vers La Rochelle (17 octobre) et Le Havre (31 octobre).

Des rencontres avec les associations, les élus et les populations jalonneront ces déplacements et une restitution aura lieu le samedi 7 novembre à 10h au cinéma utopia

Télécharger la réponse de Jean Marc Ayrault, Député-Maire de Nantes, ici

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lettre aux maires



Objet : Campagne Nationale « DÉbaptiser les rues de nÉgriers ? »

Journée Internationale du souvenir de la traite des noirs et des abolitions



Monsieur le Maire,

En choisissant la date du 23 août comme Journée Internationale du souvenir de la traite des noirs, l’UNESCO rend ainsi hommage aux luttes de libération des esclaves contre ce crime contre l’humanité. C’est en effet dans la nuit du 23 août 1791 que les esclaves de St-Domingue firent « le serment du Bois-Caïman » qui donnera naissance à la formidable Révolution haïtienne d’où émergeront la première République noire et la chaîne des abolitions par lesquelles le monde noir retrouvera sa liberté.

Notre pays, pionnier dans le domaine, en déclarant la traite des noirs et l’esclavage « Crime contre l’Humanité », a désormais fait du 10 mai : Journée de commémoration de la traite négrière, de l’esclavage et de leurs abolitions.

Le travail de mémoire, sur cette histoire tragique et si paradoxalement porteuse de prospérité et de dialogue interculturel, est nécessaire pour favoriser l’intégration socio-culturelle dans nos Villes, lutter contre le racisme et développer une conscience de solidarité internationale et de réparation à l’égard des pays anciennement soumis à la traite et à l’esclavage.

Dans cette perspective, une réflexion sur la signalétique urbaine s’avère indispensable.  Nos villes abritent effectivement des rues, avenues, places qui continuent d’honorer des personnalités que se sont illustrées dans l’armement de navires pour effectuer la traite et l’esclavage dans les colonies d’Amérique.

DiversCités, Fondation Européenne du Mémorial de la traite des noirs, lance donc la Campagne « Débaptiser les rues de négriers ? » à l’endroit des quatre villes, ex-ports négriers, au 18ème siècle : Nantes, Bordeaux, la Rochelle et le Havre.

A Bordeaux, nous avons les lieux suivants : rue Baour, Cours Balguerie, Cours Portal, rue Saige, rue David Gradis, rue Gramont, Pl Lainé, rue Colbert, rue de la Béchade, rue Bethman, rue Thérésia Cabarrus, rue Desse, Pl Mareilhac, Cours Journu-Auber, Passage Sarget, Passage Féger, Place Ravezies, rue Daniel Guestier, Place John Lewis Brown, rue Emile Pareire, rue De Kater, Place Johnston, rue Fonfréde, rue Bonnafé,

A Nantes, il s’agit des rues suivantes : rue Grou, rue Leroy, imp Baudoin, Chem Bernier, rue Colbert, rue Berthelot, Av Bourgaud-Ducoudray, Av Guillon, rue Fosse, rue Terrien, Av Millet

A La Rochelle : Avenue Belin, Square Rasteau, rue Fleuriau, rue Admirault, rue Giraudeau,

Au Havre : rue Masurier, rue Begouen,  rue Boulongne, rue Eyrier, rue Lecouvreur, rue Massieu

Cette campagne prendra la forme d’une Pétition qui circulera de ville en ville et d’une sensibilisation des élus et citoyens sur les éléments du paysage urbain liés à la traite, à sa mémoire et aux usages contemporains.

Notre démarche, faut il le rappeler, ne vise nullement à culpabiliser ou diaboliser une quelconque municipalité ou famille. Il s’agit d’une initiative de justice et d’égalité urbaine. Mais aussi de tirer les conséquences juridiques, économiques et sociales de la qualification de « crime contre l’humanité » qui a été apposée sur ce commerce jadis si florissant.


Dans l’espoir d’une suite favorable, veuillez recevoir Monsieur le Maire, toute ma considération.

Karfa Diallo
President DiversCités
Slave Trade Memorial European Foundation


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CommuniquÉ du 17 aoÛt 2009

23 Août campagne nationale



« Vivre libre ou mourir », c’est par ce serment que des esclaves réunis au Bois Caïman à St-Domingue (Haïti) préparèrent l’insurrection réussie de la nuit du 22 au 23 août 1791.

Cet évènement planétaire sans précédent dans l’histoire universelle constitua la genèse de la nation Haïtienne, première république noire, mais aussi marqua le début de la chaîne des abolitions de l’esclavage du 19ème siècle. Cette insurrection ébranla de façon radicale et irréversible le système esclavagiste. Le 23 août est donc devenu, à partir de ces faits de résistance et de libération, sous l’égide de l’UNESCO, Journée Internationale du souvenir de la traite négrière et de son abolition rendant ainsi hommage au combat inlassable des esclaves pour leur libération.

 

En France, depuis la loi Taubira classant la traite et l’esclavage comme crime contre l’humanité, la date de commémoration se situe le 10 mai. Il nous paraît important, sans renier les actions nécessaires le 10 mai, de proposer aux associations oeuvrant sur cette thématique de réaliser une action symbolique le 23 août dans chaque ville « historiquement » liée à la traite et en particulier tous nos ports de la façade Atlantique.

Bordeaux vient, depuis le 10 mai 2009, de consacrer 4 salles permanentes au musée d’Aquitaine sur la traite et l’esclavage. Après plus de 10 ans de combat acharné pour que Bordeaux s’empare de cette page de son histoire, notre association s’est félicitée de cette réalisation. Ce premier pas significatif doit être relayé par les citoyens eux-mêmes dans chacune de nos villes.


23 AOUT CAMPAGNE NATIONALE « DÉBAPTISER LES RUES DE NÉGRIERS ? »

A l’occasion de la Journée Internationale du souvenir de la traite des noirs cette campagne se matérialisera par une Lettre au Chef de l’Etat, aux maires des ports négriers, aux élu(e)s ainsi que par une Pétition qui sera proposée aux citoyens.
Nous proposons une réflexion commune et générale sur les noms de rues qui existent encore de nos jours et qui « honorent » souvent armateurs, capitaines de navires et financiers s’étant enrichis dans ce commerce florissant devenu « crime contre l’humanité ».


Faut-il débaptiser ces rues ? ou faut-il y adjoindre une plaque explicative  ? ou  autre proposition ?

A Bordeaux, on peut citer les quelques rues honorant armateurs, hommes politiques :



Rue Pierre Baour, Cours Balguerie-Stuttenberg, Rue Saige, Rue David Gradis, Place Lainé, Rue Colbert, Cours Journu Auber, Place Mareilhac, Place Ravezies, Passage Féger, Passage Sarget, Rue Gramont, Rue Emile Pereire, Rue de Kater, Place John Lewis Brown, Rue Daniel Guestier, Rue Wustenberg, Rue de Bethmann, Rue de la Béchade, Rue Thérésia Cabarrus, Place Johnston, Rue Fonfréde, Rue Bonnafé, Rue Desse, Cours Portal.

Nous pensons qu’une réflexion sur le sujet pourrait déboucher sur une action commune: nous pourrions enclencher un mouvement de grande ampleur qui aurait un impact fort vis-à-vis de la population et aussi des élus concernés. Nos associations citoyennes doivent rester des vecteurs de propositions et d’actions qui relayent voire enclenchent des réflexions ou actions des édiles locaux et nationaux.

Bien évidemment 2009 ne serait que l’année de début de cette réflexion, mais pourquoi n’arriverions nous pas à faire dès 2010, cette journée d’anniversaire symbolique dans chacune de nos villes ? Relayée médiatiquement de façon décentralisée cette initiative pourrait faire résonance et enclencher un mouvement plus large dans nos villes.

Merci de votre réaction et n’hésitez pas : toute proposition sera une pierre à l’action de mémoire vigilante qui sous tend notre engagement commun.

L'Equipe de DiversCités

Téléchargez la pétition (PDF)
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Commémoration nationale de la traite des noirs du 10 mai 2009


Bordeaux ville officielle de la commémoration de la traite des noirs et de l’esclavage le 10 Mai prochain.
A cette occasion des salles 18ème siècle liées à ce crime contre l’humanité vont être inaugurées au Musée d’Aquitaine.
DiversCités qui n’a cessé d’œuvrer depuis plus de 10 ans pour cette reconnaissance ne peut que se féliciter qu’enfin cette action citoyenne soit prise en compte et reconnue à sa juste valeur.
Après la pose de la plaque officielle sur les quais de Bordeaux, l’ouverture de ces salles constituent donc un pas significatif et positif envers ce besoin de reconnaissance et cette nécessité de mémoire et de vulgarisation de ce passé de notre ville.
Ainsi la légitimité de notre action, de nos propositions relayées par tous ceux qui souhaitent ne pas oublier mais au contraire partir de cette réalité pour s’en saisir et appeler les jeunes générations à apprendre, réfléchir et se nourrir de son histoire pour mieux impacter positivement son présent et son devenir.
Cette commémoration du 10 Mai prochain  s’inscrit donc dans le processus continu mais indéfectible qui permettra, nous en sommes persuadés, d’aboutir à la mise en œuvre de la proposition du rapport Tillinac remis à la Mairie : l’édification d’un Mémorial de la traite des noirs : lieu de présentation historique lié à cette tragédie, lieu de rassemblement des archives existantes et actuellement  éparpillées, lieu de recherche universitaire, lieu de réflexions, d’animations et de débats.
DiversCités considère que le 10 Mai prochain sera en quelque sorte la pose de la première pierre de ce futur Mémorial et nous nous en félicitons.
 
Pour toutes ces raisons notre Association s’est logiquement intégré dans le programme officiel et  les manifestations qui se dérouleront autour du 10 Mai prochain.
Nous appelons donc tous les Bordelais et Bordelaises et au-delà, à venir participer à ces animations autour du 11ème Mémorial de la traite des noirs et de l’esclavage.


Karfa Diallo
President DiversCités
Slave Trade Memorial European Foundation



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