- Est-ce que l’esclavage est un crime contre l’humanité et doit donc être traité comme tel ?
- Ne pas reconnaître l’abus, l’abus de position dominante, c’est le perpétuer, entretenir la misère qui ne peut conduire qu’à la révolte des consciences et servir de terreau au terrorisme ou au communautarisme.
- Le vol de main d’œuvre gratuite et les maltraitances découlant du concept de l’esclavage engendrent-ils un dû chez les pays qui ont construit une partie de leur prospérité sur la souffrance ? Où est la dette ? Chez ceux qui ont profité de la manne esclavagiste ou bien chez ceux qui en ont été victimes ?
- Pourquoi cette difficulté à reconnaître notre responsabilité dans l’esclavage ? Il est communément admis que les nazis étaient des monstres ce qui permet de les exclure de notre mémoire collective. La reconnaissance du, peut-on le qualifier ainsi, « génocide noir » lié à l’esclavage ferait-elle de nous des monstres et avons-nous donc du mal à endosser cette responsabilité ?
REVENDICATIONS
- Pour une Journée Européenne en mémoire de la traite des noirs, de l’esclavage et des résistances
- Pour une circulaire enjoignant à toutes les préfectures d’organiser une commémoration nationale le 10 mai.
- Plaidoyer pour une Journée Africaine en mémoire de la traite des noirs et de l’esclavage lancée Annick Narahuvye du Conseil des Jeunes Africains d’Europe.
- Où commence l’esclavage économique ?
- Les filières de prostitution constituent-elles une forme d’esclavage contemporain ?
- La problématique de l’immigration clandestine en provenance des pays victimes de l’esclavage ravive la plaie. Loin du constat : « nous ne pouvons pas accueillir toute la misère du monde », nous devons vivre avec le fait que les descendants de ceux qui ont été esclavagisés payent aujourd’hui, parfois de leur vie, leur espoir de trouver une vie meilleure chez nous.
- Est-ce que dans un monde néo-libéral et globalisé, guidé principalement par la logique du profit on a intérêt à ce que le rapport maître à esclave soit supprimé de la vie économique ?
- Est-ce par l’action musicale ou encore culturelle (films, théâtre, presse, etc.) que l’on arrivera à faire évoluer les consciences ? Ou par une action politique en direction des institutions nationales et internationales (UE, ONU etc.) ?
- Y a-t-il une autre issue qu’un partage équitable des richesses, que la coopération par opposition à la colonisation, l’éducation au développement, là-bas et ici ?
- La coopération est-elle une goutte d’eau dans la mer et n’est-elle là que pour donner bonne conscience et nous permettre de nous évader de la problématique de la pauvreté endémique?
- Comment procéder pour arriver à la reconnaissance des erreurs du passé et construire sur cette base de souffrances un futur fait de prospérité économique, sociale et culturelle ?
REVENDICATIONS
- Restitution à Haïti des 90 millions or réclamés par la France en dédommagement des négriers
- Justice urbaine : Faut-il débaptiser les rues de négriers ?
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Mobiliser pour une mÉmoire citoyenne
L'association DiversCités regroupe des citoyens de toutes origines autour du travail de mémoire, du dialogue interculturel et de la citoyenneté.
En 2006 elle s'est fédérée avec la Fondation Européenne du Mémorial de la traite des noirs lançée à l'Assemblée Nationale Française sous la présidence d'honneur de l'écrivain Patrick Chamoiseau.
En présence de parrains comme Françoise Vergés, vice-présidente du comité sur la mémoire de l'esclavage et professeur d'université, Roni Brauman, ancien président de MSF, Noël Mamère Député- Maire de Bègles, Patrick Karam, ancien président du Collectif DOM et délégué interministériel à l'outre-mer et Claude Ribbe, écrivain.
C'est ainsi qu'elle est devenue « DiversCités – Fondation Européenne du Mémorial de la traite des noirs ».
Elle fonctionne essentiellement grâce à des dons et adhésions des citoyens qui la soutiennent. De subventions des collectivités nationales et locales.
Mais aussi grâce à ces publications et à l'organisation de manifestations.
DiversCités a reçu les agréments suivants:
- UNESCO « projet la route de l'esclave »
- Label Année Européenne du dialogue interculturel (2008)
- Comité National pour la Mémoire de l'Esclavage
- Mouvement d'Education Populaire
DiversCités est membre
- du réseau de la Cité Nationale de l'Histoire de l'Immigration
- de la route des abolitions www.abolitions.org
NOTRE ROLE
Mobiliser tous les citoyens autour du combat contre l'oubli de la traite des noirs pour une citoyenneté exigeante et vigilante. Mettre en place un rapport de forces
pour obtenir des résultats concrets en termes d'infrastructures, de lutte contre le racisme et de moyens pour la liberté.
NOS OBJECTIFS
Sortir de l'oubli de la première forme de mondialisation, la traite des noirs, et de ses conséquences, colonisation, exploitation et racisme, grâce à une Nouvelle Conscience reconnaissant et valorisant la contribution des diasporas à l'édification d'un monde de libertés et de droits humains. Pour un partage plus équitable et plus éthique des ressources.
DiversCités c'est:
- Promouvoir le travail de mémoire sur la traite des noirs, l'esclavage et la colonisation
- Renforcer l’identité collective et individuelle : participer à la mise en œuvre d’une société dans laquelle les gens de diverses origines(raciales, culturelles, etc) éprouvent un sentiment d’appartenance et d’attachement à leur collectivité ;
- Enjoindre aux pouvoirs publics de faire en sorte que toutes les populations soient traitées sur un pied d’égalité dans les sphères économiques, sociales, culturelles et politiques ;
- Sensibiliser les populations au respect de la diversité et favoriser un dialogue et des interventions éclairés ;
- Organiser et encourager les initiatives de solidarité en faveur des populations défavorisées ;
- Donner une vision objective de la situation des pays du Sud et des rapports Nord-Sud
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Vous pouvez soutenir la démarche et les projets de DiversCités en lui donnant les moyens de son indépendance.
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Secrétaire Général
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Trésorier
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Secrétaire Général
Pascal Galode
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Chargée de la communication
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Commission pédagogique
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